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Christian Indermuhle
Cristallographie(s).
(Montesquieu, Certeau, Deleuze, Foucault, Valéry)
La cristallographie qui s’écrit dans ces pages, selon les termes
de Gilles Deleuze, est une manière d’écriture-monde, une manière de machiner, de fabuler, de délirer le monde ; de renvoyer par jeux de miroirs, par mise en constellations, d’une pensée à une autre
la lumière dont chacune s’irradie.
Contrairement à l’image hégélienne, ce n’est pas au crépuscule que la chouette de Minerve prend son envol : ce n’est pas dans le déclin ou la décadence des Lumières, car l’ombre est toujours portée en même temps que la lumière. Nulle part n’est supposée une quelconque fin des Lumières ou de la philosophie : il s’agit simplement de saisir en plein jour la puissance hétérologique au cœur même de l’être, le tracé des déviations cristallines de la lumière.
Ce cristal est un monde. Son nom est un nom perdu dès l’origine : on peut l’appeler multiple pur, substance, être, autrement qu’être, immanance, nature, Ding, tao. Ce monde n’existe pas, il ne totalise pas ; il est la totalité de ce qui est, une constellation imaginaire,
le jeu de cristallin de la lumière. Cette cristallographie est une manière d’inscrire la pensée dans une immanence radicale,
de rester fidèle à la terre, à la matière, de s’attacher au monde
dont Michel de Certeau, comme on le verra, a fait à la fois le lieu,
la puissance altérante et la réalité quotidienne de nos vies.
par ailleurs • isbn 978- 2-911087-59-2 • 312 p. • 28 €
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Stéphane Lavignotte
Au-delà du lesbien et du mâle
La subversion des identités dans la théologie queer d’Elizabeth Stuart.
Préface d’Éric Fassin
Si la politique sexuelle est aujourd’hui le champ de bataille politique par excellence, pour la théologie comme plus largement pour nos sociétés, c’est précisément que s’y pose la question suivante : peut-on penser la démocratie sans fin, c’est-à-dire sans fondement, fût-il naturel ? On mesure ici l’importance de la théologie queer d’Elizabeth Stuart, qu’on va découvrir en France grâce au travail de Stéphane Lavignotte. L’enjeu n’est autre, à rebours du refus répété de la modernité, que la possibilité d’une théologie démocratique.
débats • isbn 978-2-911087-63-9 • 110 p. • 15 €
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Michel Despand
Destinée et salut
Essai de théologie poétique à propos de 2 romans de Conrad.
Cet essai porte sur deux romans de Conrad et relève de ce que Paul Tillich appelle la « théologie de la culture ». Cette expression ne signifie pas principalement que la culture est ou doit être un objet d’étude pour la théologie. Elle souligne que la culture est un des lieux où s’élabore une réflexion théologique. Les arts traduisent une perception et une compréhension des choses qui portent sur ce qu’est le monde, ce qu’est l’être humain et ce qu’est Dieu. L’art a une portée symbolique, non pas parce qu’il renverrait à une vérité transcendante extérieure à lui-même, mais parce qu’il porte en lui et exporte (au sens d’exprime) une vérité fondamentale.
cannocchiale • isbn 978-2-911087-55-4 • 64 p. • 14 €
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Robinson Crusoé (p.c.c. Bernard Reymond)
Le ciel vu de mon île déserte
Regard peu commun sur l’œuvre majeure de Daniel Defoe que celui que Bernard Reymond pose sur Robinson Crusoë. L’acuité avec laquelle Reymond nous restitue le milieu culturel si troublé de cette charnière entre les xvii et xviiie siècles anglais met en évidence la portée tant politique que théologique de ce roman.
cannocchiale • isbn 978-2-911087-56-1 • 64 p. • 14 €
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Le secret
Un juriste et homme politique, Pierre Joxe, un médecin, président du comité consultatif d’éthique, Didfier Sicard, deux théologiens, Laurent Gagnebin et Raphaël Picon abordent le thème du secret.
Qu’est-ce que le secret ? Peut-on vivre sans secret ? Peut-on échapper aux dictats de la transparence et de la communication ? L’ouvrage présente une réflexion interdisciplainaire sur le thème du secret afin de l’appréhender sous ses différentes facettes et en saisir les ambiguïtés et les paradoxes. Car si le secret préserve l’intime et résiste à la contamination du malheur, il alloue aussi un pouvoir considérable à celui qui le détient. Si il aiguise le désir et stimule l’imaginaire, il peut aussi se faire le grand partenaire du mensonge et de la manipulation. Si le secret suppose une ignorance qu’il cultive, il n’est secret que parce qu’il est connu comme secret. La valeur du secret tiendrait donc tout autant à sa capacité à maintenir une ignorance, qu’à cultiver la connaissance de celle-ci ; le secret se tenant toujours à l’interstice de la dissimulation et de la révélation.
débats • isbn 978-2-911087-66-0 • 86 p. • 15 € |
Parutions récentes
L’HOMME EST UNE ESPÉRANCE DE DIEU. ANTHOLOGIE DE TXTES DE CHARLES WAGNER, choisis par Anne Penesco et introduits par Geoffroy de Turckheim. Avant-propos de Patrick Cabanel.
Wagner (Charles) est trop méconnu aujourd’hui, comm l'a été toute cette génération des Quinet, Renouvier, Buisson, mais aussi Pécaut, Steeg, Henry Michel, Pauline Kergomard…, heureusement redécouverts ces 20 dernières années. Le présent ouvrage contribuera à hisser Charles Wagner au rang qui était le sien à l’époque : l’un de leurs pairs, et peut-être le plus puissamment original avec le Pécaut du « Port-Royal laïque » qu’était Fontenay-aux-Roses.
Wagner se trouve au confluent d’une série de milieux qui concourent à nourrir l’esprit républicain, des protestants, des spiritualistes, des juifs, des quêteurs d’une religiosité laïque.
Il faut se réjouir que la table des matières de cette anthologie soit aussi variée, aussi franchement religieuse et aussi franchement laïque à la fois, qu’elle nous propose « Prière » et « La mort » aussi bien que « Laïcité » ou « Humanisme ». Wagner eût aimé une telle anthologie, lui dont la religion était si laïque, et l’humanité si religieuse.
PENSER LA FOI de André Gounelle .
Fidèle à la tradition protestante libérale qui fut aussi celle de Albert Schweitzer, André Gounelle a toujours, tant dans ses activités de pédagogue que de pasteur, fait sienne cette phrase célèbre du théologien et médecin alsacien : "Le Christianisme a besoin de la pensée". Cet ouvrage en est un exemple remarquable.
EUROPES INTEMPESTIVES premier titre de la nouvelle de collection de philosophie "par Ailleurs", dirigée par le "Groupe de la Riponne".
Le Groupe de la Riponne est un collectif de chercheurs qui se retrouvent sur l’ancien site de l’Université de Lausanne, place de la Riponne. Le groupe n’est justifié par aucune mission institutionnelle. Il y a seulement le désir de se retrouver pour montrer aux autres les objets et les pratiques de pensée que chacun cultive et habite. Comme pour dire à ceux qui ont d’autres pratiques : voici comment je fais – qu’en pensez-vous ?
EN MUSIQUE DANS LE TEXTE. Le mélodrame de Rousseau à Schoenberg , le premier livre en français proposant une approche musicale du Mélodrame, écrit par la musicologue suisse Jacqueline Waeber qui enseigne actuellement au Trinity College de Dublin.
RADIO de Rudolf Arnheim.
Ce livre, aidé par la SCAM a été présenté à l'occasion de la Nuit de la Radio qui se déroule chaque année lors des Assies du Film documentaire de Lussas en août dernier.
Martin Kaltenecker, directeur de la collection "Musique" a été l'invité de David Christoffel au sujet de cet ouvrage. Vous pouvez les écouter sur le site cristalsecret.com en cliquant sur les liens suivants :
1. Collectivement entendu •
2. De Arnheim à Brecht •
3. De la musique radio friendly •
4. High tech et maturalisme •
5. Jusqu'où en finir avec l'épique
LE TEMPS DE L'ÉMANCIPATION. Libérer le présent : une réflexion philosophique et théologique sur le temps de Marc Muller, jeune philosophe et théologien français.
Sans doute Martin Luther est un théologien non un philosophe ;
mais en Allemagne, la théologie n'est pas séparée
de la philosophie,
comme chez nous. Les philosophes ne répudient pas la foi chrétienne,
ils l'interprètent et se l'assimilent.
Il y a plus, les théologiens se sont mis à philosopher, à partir de Luther,
en posant, comme base de la foi et presque comme la foi elle-même,
la liberté d'interpréter et de commenter.
Jean Jaurès |