Couv Buisson Wagner

Ferdinand Buisson - Charles Wagner

Sommes-nous tous des libres croyants ?
Libre pensée et protestantisme libéral

Collection "Foyer de l'Âme"
isbn 2-9507099-0-7, 176 pages; 15 x 21cm,
15,24 Euros ttc

 

     Le protestantisme libéral conduirait-il à la remise en cause de Dieu lui-même, c'est-à-dire à l'athéisme ? Certains le croient. D'autres le redoutent. D'où l'actualité de ce livre.

Ferdinand Buisson veut obliger les protestants libéraux à rejoindre la libre pensée. Selon lui, il n'y a aucune place médiane entre l'orthodoxie et la libre pensée.

Charles Wagner reconnaît les apparences de similitude et de combat de la libre pensée et du protestantisme libéral. Mais en même temps, il relève les ambiguïtés et les différences profondes qui les séparent et rappelle avec insistance l'importance du sens religieux ou m ystique.

Comment penser sa foi et l'actualiser sans la renier , C'est là l'un des impératifs religieux de tous les temps. Au regard de cette préoccupation, le présent ouvrage est au cœur de l'actualité religieuse.

  Ce livre permet de se fmiliariser avec la pensée de deux grandes figures de la fin du 19e siècle.

Ferdinand Buisson naît à Paris en 1841. Educateur, député radical, il est un personnage clé dans les débats sur l'enseignement, aux côtés de Jules Ferry avec qui il combat dès 1880 pour défendre la gratuité et la laïcité de l'école qu'ils veulent obligatoire. Il fut aussi, avec un moindre succès, un grand défenseur du droite de vote des femmes.
Figure de proue du mouvement de la libre pensée en France, il préside la Ligue des Droits de l'Homme de 1913 à 1926 et obtient le prix Nobel de la Paix en 1927. Il meurt en 1932.

Charles Wagner naît à Wiberswiller (Vosges) en 1852. Fils du pasteur du village, il grandit en fils de la campagne. Dès l'âge de 16 ans, il est envoyé à l'école prépartoire de Théologie à Paris. Etudes qu'il poursuit à la Faculté de Théologie de Strasbourg. Il débute dans la carrière pastorale en 1875 et rejoint en 1883 le Comité libéral parisien. Il aura à ses début pour seul temple une pièce de son appartement. Il débute sa carrière littéraire avec Justice, en 1890. Après quelques autres titre, il publie La Vie simple en 1895. Ce livre lui vaudra un succès d'estime considérable et sera connu à l'étranger par de nombreuses traductions. C'est ce livre qui lui valut l'invitation officielle du président des États-Unis, Theodore Roosevelt : "S'il est un livre que je souhaite voir lire par notre peuple entier, c'est La Vie simple de Wagner."
C'est avec les bénéfices de sa collecte de fonds lors de cette tournée américaine que Wagner pourra financer la cosntruction du Foyer de l'Âme, la paroisse libérale indépendante dont il caressait le proje depuis longtemps.
C'est sans doute sa vision de l'enseignement qui le rapproche le plus de Ferdinand Buisson, ainsi que la passion fervente pour une pensée libre. Wagner collabore à partir de 1902, avec buisson d'ailleurs, au Manuel général de l'enseignement primaire. Il donnera plusieurs cours aux instituteurs pour leur présenter sa vision très laïque de l'enseignement de la morale.

Si vous souahitez en apprendre plus sur Charles Wagner, voyez l'ouvrage de Pierre-Jean Ruff : Charles Wagner et le Foyer de l'Âme.