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Giuseppe Mazzini Philosophie
de la Musique traduit de l'italien , préfacé et annoté par Martin Kaltenecker isbn 2-911087-34--8, 136 pages; 12,5 x 20 cm, 16,70 Euros ttc |
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Mazzini était un peu musicien (il jouait de la guitare), fréquentant des chanteurs célèbres qui participèrent de temps à autre aux concerts de bienfaisance qu'il organisait. Sa Philosophie de la musique (1835), seul texte qu'il ait consacré à la musique, s'inscrit dans un programme esquissant une régénération de la culture italienne, élément essentiel pour la création de nouvelles mentalités et structures politiques. L'essai se présente comme un projet pour le renouveau de l'opéra. L'opéra que Rossini symbole de l'individualisme conquérant a porté à son point de perfection est désormais caduc. Mazzini croit d'ailleurs percevoir une nouvelle esthétique chez Donizetti. Le règne absolu de la mélodie et le morcellement de la forme ne sont plus satisfaisants : il faudra une unité, une couleur prédominante, une vraisemblance historique, donner plus de place aux ch&brkbar;ur, retravailler le récitatif. Mazzini va jusqu'à anticiper le leitmotiv wagnérien ce qui valut à ses idées d'être à nouveau commentées à la fin du xixe siècle. Ce texte essentiel n'est donc pas un pamphlet ou une satire de plus : ses formulations incisives sont au service d'une régénération, passage d'une simple forme de distraction vers un « opéra social » qui s'inscrirait dans la cité. Martin Kaltenecker est l'auteur de nombreux articles sur la musique des xixe et xxe siècles. Son dernier ouvrage, La Rumeur des batailles (Fayard, 2000) était consacré à l'esthétique de la musique entre Beethoven et Rossini. |
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